L'ALECSO Organise à Beyrouth un Atelier Régional visant à Améliorer les Qualifications Educatives et à Renforcer la Confiance dans les Acquis d'Apprentissage

L'ALECSO Organise à Beyrouth un Atelier Régional visant à Améliorer les Qualifications Educatives et à Renforcer la Confiance dans les Acquis d'Apprentissage

Un atelier régional de formation intitulé ″Améliorer les Qualifications Educatives à la Lumière du Cadre Arabe Commun″ a débuté à Beyrouth, la capitale du Liban. Cet événement est organisé par l’Organisation Arabe pour l’Éducation, la Culture et les Sciences (ALECSO), représentée par son Département de l’Éducation, en collaboration avec la Commission Nationale Libanaise pour l’Éducation, la Science et la Culture, et en coordination avec l’Union des Universités Arabes, du 21 au 23 septembre 2026, avec la participation des meilleurs experts et spécialistes dans les domaines de l’éducation, des certifications et de l’assurance qualité. Cet atelier a pour objectif de soutenir la mise en œuvre du Cadre Arabe commun des certifications, ainsi que de renforcer la clarté, la comparabilité et la reconnaissance des certifications, afin de s’adapter aux transformations rapides dans les domaines de l’éducation et du travail, et de favoriser l’apprentissage tout au long de la vie ainsi que la mobilité universitaire et professionnelle dans le monde Arabe.

Dr Rami Iskandar, Directeur du Département de l'Education à l'ALECSO, a transmis les salutations de S.E. le Prof. Mohamed Ould Amar, Directeur Général de l’Organisation, ainsi que ses vœux de réussite et de succès pour les travaux de l’atelier. Il a souligné que la question des qualifications va au-delà de la simple comparaison des intitulés de diplômes, car elle touche au cœur même de la politique éducative et à l’avenir du capital humain Arabe. Il a précisé que le défi consiste à instaurer la confiance dans ce que l’individu apprend et dans ce qu’il est capable d’accomplir. Il a souligné que le Cadre général commun des certifications des pays Arabes offre un référentiel unique en Arabe pour comprendre les niveaux et les acquis des certifications, renforcer la transparence, la comparabilité et la reconnaissance de celles-ci, tout en préservant la spécificité des systèmes nationaux. Il a insisté sur le fait que la qualité d’une certification commence par la conception des acquis d’apprentissage et des programmes, passe par la fiabilité de l’évaluation et l’assurance qualité, et aboutit à la capacité de l’apprenant à mettre en pratique ce qu’il a acquis lors de ses études et dans son travail.

Dr Iskandar a insisté sur le fait que le succès de ce cadre ne se mesure pas à son adoption en tant que document de référence, mais à sa capacité à passer du statut de référence à celui de politique, de pratique, de mise en œuvre et de mesure d’impact, en alignant les certifications sur leurs niveaux respectifs, en les associant à des acquis d’apprentissage clairs, en renforçant la reconnaissance des acquis antérieurs et en adaptant les certifications aux besoins du marché du travail. Il a souligné que l’ambition n’est pas d’uniformiser les qualifications Arabes, mais de les rendre compréhensibles, comparables, fiables et reconnaissables, ce qui contribuera à la construction d’un espace Arabe capable de développer davantage le capital humain et de renforcer l’apprentissage et la mobilité.

Madame Ramza Jaber, Secrétaire Général Adjointe de la Commission Nationale Libanaise pour l’Education, la Science et la Culture, a également souligné que le développement du système des certifications dépend de sa capacité à exprimer clairement les connaissances, les aptitudes et les compétences dont disposent les individus.  Elle a présenté des exemples de diplômés, de personnes possédant des compétences pratiques et de personnes reprenant leurs études après une interruption, pour lesquels les diplômes traditionnels ne reflètent pas suffisamment ce qu’ils savent et ce qu’ils sont capables de réaliser. Elle a précisé que la question ne portait plus uniquement sur le nom du diplôme, mais sur ce que chacun sait et ce qu’il est capable de faire. Et comment cela peut-il être vérifié et reconnu ? 

Madame Jaber, a aussi souligné l’importance du cadre Arabe commun pour fournir un langage compréhensible, permettre la comparaison et l’harmonisation des qualifications, tout en respectant la spécificité des systèmes nationaux, et a insisté sur la nécessité de renforcer l’interconnexion entre l’enseignement général, l’enseignement supérieur et l’enseignement professionnel, ainsi que de développer des parcours plus souples pour la reconnaissance des acquis. Elle a également précisé que cet atelier constituait une occasion de dresser un état des lieux de la situation Libanaise, d’analyser les qualifications existantes, de tester les outils d’harmonisation et de classification, et de débattre des questions d’assurance qualité et de gouvernance, afin de définir des priorités concrètes pouvant servir de base à une feuille de route nationale.

Quant au Dr Walid Salameh, Conseiller auprès de l’Union des Universités Arabes, a souligné l’importance de la dimension institutionnelle et de la coordination dans la mise en œuvre du cadre de référence Arabe commun pour les qualifications, ainsi que dans le renforcement des liens entre les instances de référence Arabes, les universités et les établissements universitaires, afin de soutenir le développement des programmes, des acquis d’apprentissage et des mécanismes d’évaluation et de reconnaissance des qualifications. Il a souligné l’importance de l’intégration entre les cadres de qualifications et les systèmes d’assurance qualité et d’accréditation, afin de renforcer la transparence et la fiabilité de l’enseignement supérieur dans le monde Arabe.

La participation de l'Union des Universités Arabes s'inscrit dans le cadre du partenariat avec l'ALECSO visant à soutenir la transition d'une référence régionale vers une mise en œuvre institutionnelle au sein des universités, ainsi qu'à renforcer la coordination et l'échange d'expériences Arabes dans le domaine des qualifications. Dans sa dimension pratique, l’atelier aborde l’alignement des qualifications sur les niveaux du cadre, les acquis d’apprentissage, l’assurance qualité et la reconnaissance des acquis, afin de favoriser la mise en place d’un système Arabe de qualifications plus clair et plus fiable.